Les familles monoparentales sont très nombreuses dans le 14e. Toutes ne sont pas en difficulté, bien sûr et heureusement. Mais lorsque la séparation donne lieu à des soucis de logement, lorsque la pension alimentaire n’est pas payée, en cas de perte d’emploi ou de travail précaire mais aussi tout simplement lorsque les horaires de travail débordent – et c’est presque toujours le cas- les horaires de l’école ou du collège, les difficultés s’accumulent et peuvent vite devenir ingérables pour les familles.
Notre système social n’est pas adapté aux familles monoparentales qui ne comportent par définition qu’un parent et donc un seul revenu ou une allocation chômage: la question de la garde d’enfants est centrale pour les petits, mais celle de l’accompagnement périscolaire l’est tout autant à l’école primaire et plus encore au collège, où rien n’est prévu. Aujourd’hui, à Paris, des mères seules ont toutes les peines du monde à rechercher un travail tout simplement parce qu’il n’existe pas suffisamment de places de crèches, et pas suffisamment non plus de modes de garde à temps flexible ou incomplet
Tout l’enjeu, c’est d’aider sans tomber dans l’assistanat. C’est faire en sorte qu’un parent seul qui travaille puisse, avec le soutien de services municipaux adaptés, gérer sa famille.
Si les habitants du 14e nous font confiance, le soutien aux parents solo constituera une priorité dans l’organisation des services municipaux, qu’il s’agisse des places de crèche et de leurs horaires d’ouverture, des activités périscolaires pour les collégiens ou encore du soutien et des services pour les familles monoparentales socialement peu intégrées – notamment dans le logement social.