Ils sont si précieux. Ils vendent des biens essentiels. On y achète le journal le matin. On y rencontre ses voisins. Ce sont des lieux chaleureux où l’on feuillette des magazines, avant d’en prendre un ou deux que l’on n’avait pas toujours prévu d’acheter. Ils structurent la vie de quartier.

A Paris, et notamment dans le 14e, ils ferment pourtant les uns après les autres. Crise de la presse écrite, fin des journaux d’annonces, succès d’internet: les revenus, déjà modestes, des commerçants qui vendent de la presse à Paris baissent et parfois d’effondrent.

Il est de la responsabilité de la Mairie de soutenir cette activité essentielle. Et pourtant, elle ne le fait pas. Certes, un soutien a été prévu pour les kiosquiers, mais rien pour les magasins de presse.

Sait-on que les droits de voirie à payer pour un petit magasin de presse qui utilise une maigre portion de trottoir pour présenter des quotidiens, c’est environ 700 euros par an?

Non seulement les magasins de presse devraient bénéficier, comme les autres magasins de proximité, de mesures relevant du droit de l’urbanisme destinées à faciliter leur activité mais les droits de voirie, pour quelques présentoirs de presse, devraient être supprimés.

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