Les arts sont difficiles d’accès pour les enfants de Paris. La municipalité socialiste, loin de faire de leur apprentissage un bien pour tous, décourage chaque jour un peu plus les vocations, tant par idéologie que par démagogie.

Exemple de ce qui ne faut plus faire : avoir pour seule politique le bouleversement des tarifs des conservatoires (musique, danse, art dramatique) sous prétexte d’en démocratiser l’accès. Augmenter fortement les tarifs pour les « riches » (en réalité les classes moyennes) et diminuer – très peu – ceux des « moins fortunés » est ainsi l’alpha et l’oméga de la politique actuelle.

Une politique vouée à l’échec car :

-          les tarifs les plus élevés dissuadent nombre de parents qui ne peuvent plus en assumer la charge, a fortiori en période de crise. Et les tarifs les plus bas ne sont pas suffisamment incitatifs pour les foyers les plus modestes car ils représentent toujours une part trop importante de leurs revenus.

-          en n’agissant que sur les tarifs, la municipalité ignore le cœur du sujet : le coût du matériel, des instruments ou des différents supports (partitions, etc.), qui représente plusieurs milliers d’euros par enfant. Au lieu d’être créative et de proposer du prêt d’instruments ou des locations à prix symboliques, la mairie préfère des méthodes aussi caricaturales qu’inefficaces.

-          en n’augmentant pas les capacités d’accueil des conservatoires (ou en en faisant une promesse électorale non tenue depuis 12 ans dans le 14ème … !), la majorité PS tue à la racine toute évolution favorable aux enfants.

Il est donc tant de prendre des mesures pragmatiques : augmentation des capacités d’accueil, aide matérielle à destination des familles et équité des tarifs.

Patrick Viry