Mme Marie-Claire CARRÈRE-GÉE. – Je savais déjà que le 14e arrondissement était le centre du monde ! Mais lorsque je me suis engagée en politique dans notre arrondissement, j’ai vite compris une autre donnée essentielle : le monde est bicentrique. L’autre centre, et d’ailleurs le premier c’est bien sûr Alpuech, village aveyronnais, 82 habitants, à 1.082 mètres d’altitude, au bord du plateau de l’Aubrac.

Pour Pierre Dangles, comme pour toute sa famille politique engagée dans le 14e arrondissement, -Pierre Dangles, plus Parisien que bien des Parisiens de naissance- , Alpuech est la source d’énergie, le point d’origine. Je crois que c’est là qu’il puisait tout, la force, la générosité, la solidarité, l’engagement.

Pierre Dangles auquel notre arrondissement doit tant, ce sont 40 ans d’engagement politique, de réalisations et de fidélité à Paris.

Suppléant de Christian de La Malène, député de Paris depuis le début des années 1960, chargé de mission auprès du rapporteur général du budget de la Ville de Paris, Pierre Dangles a été élu au Conseil de Paris pendant 30 ans de, 1971 à 2001.

Un Conseil de Paris où, comme vous l’avez rappelé, Monsieur le Maire, il a exercé tant de responsabilités : secrétaire du Conseil de Paris, président de commission, vice-président de la commission permanente, vice-président du Conseil de Paris.

Et cela bien sûr, sans oublier le 14e arrondissement où il a été le premier adjoint du maire Lionel Assouad et où il a longtemps présidé le Conservatoire, ainsi que l’Union des Conservatoires parisiens.

Je garderai toujours le souvenir de ce caractère si fort, d’une figure du 14e arrondissement au tempérament rugueux et tellement joyeux et drôle à la fois, de sa détermination, de son franc-parler.

Pour beaucoup, pour moi, Pierre Dangles, qui portait si bien son nom, était un repère, un roc, un soutien si fidèle. Beaucoup de Parisiens et notamment dans le 14e pleurent aujourd’hui un homme de travail et d’effort, un homme de générosité, de fidélité et de bien.

A titre personnel, je lui suis gré de tant d’encouragements si affectueux, de propos si optimistes et volontaires. Son vrai tempérament, sa personnalité si forte et douce à la fois nous manquent beaucoup.

A Marianne, sa femme, à Gérard, son fils, à ses trois petits-enfants et trois arrière-petits-enfants, mais aussi s’ils me le permettent, à ceux qui l’aimaient comme un père, notamment Danièle et Alain Girard, je présente les condoléances du 14e arrondissement, si sincères et attristées, et les assure de toute ma solidarité.