Extension du dispositif des correspondants de nuit et du groupement parisien inter-bailleurs sociaux de surveillance, renforcement de la surveillance des squares, vidéosurveillance dans les parkings des immeubles de la VP, renforcement des équipes d’éducateurs pour la prévention auprès des jeunes: ces mesures, certes utiles mais sans aucun rapport avec la gravité des faits et conçues bien loin du terrain, sont-elles efficaces ? Vous sentez-vous plus en sécurité, depuis ? Hélas, la situation, déjà précaire dans certains quartiers depuis longtemps s’est fortement dégradée au cours des dernières années.

L’insécurité s’est accrue sans que la municipalité ne réagisse.

Les zones de quasi non-droit s’étendent dans les quartiers périphériques : recrudescence des trafics, phénomènes de bandes, incivilités de toutes sortes en pieds d’immeubles comme sur la voie publique … Dans les ensembles de logements sociaux, nombreux sont les habitants qui tremblent en rentrant chez eux. Nombreux sont ceux qui estiment que les bailleurs sociaux  ne prennent pas toute leur part pour garantir la tranquillité des espaces collectifs. Alors que des fauteurs de trouble sont connus depuis des années, pourquoi ne sont ils pas expulsés? Pratiquer des trafics dans un immeuble, lorsqu’on habite un logement social qui, de surcroît, a été financé par les impôts de tous, serait-ce devenu un droit? Dans les quartiers populaires du 14e, hors de question pour les parents de laisser leurs enfants rentrer seuls à la nuit tombée : mais lorsqu’on travaille, lorsqu’on est parent célibataire, comment garantir la sécurité de ses enfants qui rentrent du collège à la nuit tombée? Dans ces mêmes quartiers, des commerçants, des patrons de bars se sentent absolument seuls. Ils ont peur tous les jours alors que rôdent les bandes et se multiplient les trafics, jusque dans leur établissement. La police, appelée, intervient à un endroit et rassure les habitants : la tranquillité est assurée pour quelques jours ou quelques semaines, les bandes se sont déplacées de quelques centaines de mètres. Et puis ça recommence.

Il y a quelques années encore, certains quartiers du 14e étaient  épargnés. Mais actuellement, les problèmes gagnent des secteurs jusque-là « préservés » parce que plus centraux et plus circulants :  les vols à la tire ou avec violence, les dégradations se multiplient. Et partout, les cambriolages explosent.

Avant, la majorité parisienne socialiste faisait porter la responsabilité sur le gouvernement « de droite ». Mais ça, c’était avant : avant l’arrivée de la gauche au pouvoir. Désormais, c’est la discrétion la plus totale.

En pratique, depuis 6 ans, la seule mesure prise a été le plan « 1 000 caméras » décidé sous la présidence de Nicolas Sarkozy ! En encore, relisez les débats du Conseil d’arrondissement du 14e ! Des débats surréalistes, au cours desquels la gauche a étalé ses querelles internes, avec des discussions aussi théologiques que surréalistes sur les menaces que feraient peser sur les libertés individuelles les quelques caméras installées dans le 14e…

Pour le reste, au-delà des postures et des incantations, la Mairie du 14e a laissé à l’abandon des quartiers entiers, des dizaines de milliers d’habitants du 14e qui se sentent totalement incompris et méprisés. Sans même chercher à obtenir une présence policière renforcée, par exemple dans le secteur Porte d’Orléans/porte de Vanves où une antenne de police permanente est indispensable, tant en terme de prévention que pour s’occuper des victimes et pour faciliter la répression.

Au final, sur la question de la sécurité comme sur toutes les questions essentielles, le PS alterne angélisme et dogmatisme. Pour la sécurité, aussi, l’alternance sera une bonne chose dans  le 14e.